Karima…

Je marchais sur ses traces,

Mes pas épousaient les siens,

Ils parcouraient

indécis mais fermes,

Distance que séparait

cauchemar et effroi

De nos rêves si lointains…

Après elle, nulle-place

Où le vide n’arbore

son drapeau olympien. 

Elle s’écoulait sous mon épiderme,

Elle se confondait en moi,

Quand mon reflet

se perdait au loin…

 

Karima…

Après elle,

plus que regrets en amas,

Multitudes de choses en suspend,

Foyer se brisant non sans fracas,

Libérant de leur urne

La désillusion.

  

Je marchais longtemps

en disciple,

Jusqu’à ce que ses pas

ne mènent plus

Qu’au tombeau

où s’est éteinte sa voix

Laissant derrière elle,

Diffuse ombrelle,

Où se réfugient les miens

Ecrasés par le deuil…